CTC a aidé à concrétiser le projet ambitieux de la marque de chaussures PANAFRICA entre mai 2024 et septembre 2025 : implanter son usine de production en Côte d’Ivoire. Récit de l’aventure avec ses fondateurs, Hugues Didier et Vulfran de Richoufftz.
Quel est votre projet d’entreprise ?
PANAFRICA est une marque de chaussures engagée, créée en 2015, dont l’ambition est de construire une véritable filière de chaussures en Afrique, en associant création, savoir-faire et production locale. Après plusieurs années consacrées au développement de la marque et à la structuration de nos approvisionnements, nous avons franchi une nouvelle étape : la création de notre propre unité de production à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Cette usine représente un investissement important et une évolution majeure pour PANAFRICA. Elle doit nous permettre de maîtriser davantage notre production, d’améliorer notre capacité industrielle et la qualité de nos produits, mais également de développer progressivement un véritable savoir-faire local dans la fabrication de chaussures. À terme, notre objectif est de faire de cette unité un outil industriel capable d’accompagner la croissance de PANAFRICA et de contribuer au développement d’une filière locale.
Pourquoi monter une usine de chaussures en Côte d’Ivoire ?
Le choix de la Côte d’Ivoire est avant tout cohérent avec l’histoire et la vision de PANAFRICA. Nous y sommes implantés depuis plusieurs années et nous y avons construit une partie importante de notre activité. Abidjan dispose également d’un environnement économique dynamique et d’un potentiel industriel important.
Nous étions convaincus qu’il ne suffisait pas de parler de production africaine : il fallait investir concrètement dans l’outil industriel et dans les compétences. Produire localement permet de créer de l’emploi, de transmettre des savoir-faire et de conserver davantage de valeur sur le continent.
Notre ambition n’est donc pas simplement de produire en Côte d’Ivoire, mais de contribuer à y construire une capacité industrielle durable.
Quelles sont les problématiques que vous aviez dans ce développement industriel ?
Passer d’une marque de chaussures à une entreprise disposant de son propre outil industriel représente un changement d’échelle considérable. Nous connaissions bien le produit et le marché, mais nous devions acquérir une expertise beaucoup plus poussée sur l’organisation d’une usine, les procédés industriels, le contrôle qualité, la gestion des flux et la montée en compétence des équipes.
La fabrication d’une chaussure est également un processus complexe, avec de nombreuses opérations qui doivent être parfaitement maîtrisées et enchaînées. L’enjeu était donc de construire une organisation industrielle fiable tout en formant une équipe qui puisse progressivement gagner en autonomie.
Pourquoi avoir fait appel à CTC dans le cadre d’une mission de conseil et de formation ?
Nous avions besoin d’un partenaire disposant d’une véritable expertise technique et industrielle de la chaussure. Notre objectif était d’éviter de reproduire certaines erreurs classiques d’un démarrage et de pouvoir nous appuyer sur des méthodes et des standards éprouvés. Grâce à Christophe et son équipe, nous avons pu nous former dans la bonne humeur et gagner en confiance et en autonomie pour mener à bien l’ouverture de notre propre unité de production.
Qu’est-ce que CTC vous a apporté ?
CTC nous a apporté une expertise technique et méthodologique particulièrement importante en amont de l’ouverture de l’usine et durant cette phase de lancement.
L’accompagnement nous a permis de mieux structurer nos process, d’identifier les principaux points de vigilance et de faire monter nos équipes en compétence sur les différentes étapes de fabrication.
Mais au-delà de l’expertise purement technique, l’apport de CTC a été déterminant à plusieurs niveaux : mise en relation avec notre fournisseur de machines, identification de profils qualifiés pour accompagner la formation de nos équipes, partage de contacts et de retours d’expérience de professionnels du secteur, ainsi que de nombreux conseils très opérationnels.
Cette collaboration nous a confortés dans une conviction forte : pour développer une véritable industrie de la chaussure, l’investissement dans les machines est indispensable, mais celui dans les compétences, la transmission des savoir-faire et l’accompagnement humain l’est tout autant.
Point de vuede CTC
Lorsque nous avons été contactés par PANAFRICA pour le projet de création d’une unité de production, qui plus est à l’étranger, dans un pays qui n’a pas de tissu industriel chaussure, ce défi nous a paru passionnant.
Le projet s’est déroulé en plusieurs phases. Au démarrage, une formation sur quatre semaines des fondateurs de la marque, afin de leur donner les bases des connaissances techniques sur le développement, la mise au point, la production, l’organisation d’un atelier et l’utilisation des machines.
Nous les avons ensuite aidés à travailler sur la mise au point des modèles, les chiffrages, la définition des besoins humains et matériels pour la mise en place de l’usine, puis sur le dimensionnement et l’implantation de l’outil de production. Notre travail s’est achevé par l’aide au choix et à la sélection des machines.
Ce projet ambitieux a pu être mené à bien grâce à la détermination sans faille des deux créateurs de la marque, mais aussi grâce à leur compréhension des problématiques techniques de notre industrie. Ils ont su être à l’écoute, toujours pertinents dans leurs remarques et questions, sans a priori, et invariablement motivés par leur projet et le produit chaussure.
Leur volonté de comprendre, apprendre et progresser a été un vrai moteur pour nous tout au long du projet. Nous souhaitons que l’usine puisse grandir au fil du temps et sommes persuadés que PANAFRICA sera un acteur incontournable du marché. L’amour du produit dont font preuve Hugues et Vulfran, ainsi que leur volonté de s’impliquer dans la production, force notre respect et montre que notre industrie en vaut la peine !

